Le Train de la Côte Bleue

train de la côte bleue cover calanque

Le Train de la Côte Bleue. Ce nom m’évoque un titre d’Agatha Christie. J’imagine des ladies anglaises en goguette sur la Riviera.

train de la côte bleue poster vintage calanques

 

Plus prosaïquement, il s’agit du TER qui relie Miramas à Marseille en longeant 32km de calanques.
Le train est un réel stimulant pour l’imaginaire. Le Train de la Côte Bleue ne déroge pas à la règle. Viaducs et tunnels se succèdent tandis que la mer s’étire parallèlement à la voie ferrée.

train de la côte bleue viaduc de méjean

C’est une véritable invitation au voyage.
Entre les criques cachées et les villages pittoresques, la mer trace son chemin le long des rochers.

L’heure et quart du trajet s’écoule lentement. Le charme du voyage en train opère. Le temps s’écoule au rythme des arrêts et des conversations des usagers.
Son propre reflet dans la vitre nous place dans une dimension parallèle.
Le monde du dehors se superpose à notre image comme un portail ouvrant sur une autre réalité.

train de la côte bleue estaque

 

Que se passe t-il dehors ?
Les paysages s’égrènent et donnent envie d’ailleurs.
C’est ce même paysage qui m’a donné envie d’emprunter ce TER.
Une après-midi baignade à Méjean avait éveillé ma curiosité.  L’immense viaduc enjambant le minuscule port avait stimulé mes envies d’ailleurs.  Et les trains serpentant le long de la côte, les uns après les autres, rappelaient la marche du monde.

Je décidais donc de rallier Nîmes à Marseille en prenant le Train de la Côte Bleue. Ce n’était pas le trajet le plus court et le plus direct, loin de là. Mais ce détour eut le mérite de justifier l’art du voyage en train : une déambulation qui repousse les horizons de la rêverie.

train de la côte bleue etang rose
Étang rose de Fos-sur-Mer

Les paysages lunaires des étangs roses de Fos-sur-Mer accrochent le regard.
Les ports encaissés dans les falaises rouges défient le bleu de l’horizon.
De l’Estaque, la baie de Marseille se dresse fière et immuable.

 

D’Albi à Gaillac : le long du Tarn

Connaissez-vous le Tarn ?
Dominant la rivière éponyme, ses villages se dressent, roses et lumineux.
D’Albi à Gaillac, voici une petite excursion d’une journée à la découverte du Tarn.

Albi

Surplombant le Tarn, Albi se découvre, majestueuse ! La ville de Toulouse-Lautrec a tant à offrir.

L’emblématique cathédrale Ste Cécile est une véritable forteresse. Construite durant la répression contre le catharisme, elle est le symbole de la reprise en main du catholicisme dans le pays albigeois.
Son intérieur vous étonnera par ses fresques. Intactes depuis la Renaissance, ces polychromies nous rappellent que les murs des églises étaient systématiquement peints. De nos jours, la plupart des églises ont perdu leurs couleurs et n’offrent que des murs nus. Le Tarn recèle de nombreuses églises où les fresques murales restent visibles.
En entrant dans la cathédrale, votre regard est attiré par la plus grande fresque de France consacrée au Jugement dernier. Sur 300m2, ce catéchisme illustré illustre le sort réservé aux justes et aux pêcheurs. Chef d’oeuvre d’expressivité, la sérénité des élus contraste avec l’épouvante des damnés. Chaque supplice correspond à un péché capital. Un vrai précis de tortures médiévales : pal, ingestion forcée, cuisson dans des marmites géantes…
18 500m2 de fresques ornent les murs et les voûtes de Ste Cécile.
La cathédrale se présente comme un chef d’oeuvre du gothique méridional : architecture externe austère / intérieur riche et précieux. Tout comme Les Jacobins à Toulouse dont je vous ai déjà parlé ici.

Si la chaleur du Tarn vous écrase, réfugiez-vous dans le musée dédié à Toulouse-Lautrec. Situé dans l’ancien palais épiscopal, il contient la plus importante collection publique au monde dédiée au peintre.
Puis au gré des rues médiévales, rejoignez la ville basse pour admirer l’impressionnante vue de la forteresse que constitue la cathédrale et le palais épiscopal de la Berbie.

Gaillac

Reprenez votre voiture et longez le Tarn jusqu’à Gaillac.
Porte d’entrée du vignoble éponyme, cette charmante cité vous séduira par son patrimoine et son art de vivre.
Déambulez dans la vieille ville et découvrez ses trésors : l’abbaye St Michel, le château de Foucaud et son parc, le musée des Beaux-Arts, la place du Griffoul…

Il ne vous reste plus qu’à partir à la découverte du vignoble le plus vieux de France. Un peu d’oenotourisme ne fait jamais de mal. Il y a 400 propriétés viticoles et caves particulières sur toute l’aire viticole. Vous avez donc l’embarras du choix et pouvez transformer votre escapade en découverte de la Route du Vin.

Posez-vous dans l’un des nombreux troquets de la ville, à l’ombre des arcades ou allez directement chez un producteur local.

Je vous conseille de vous rendre au Château Lastours. A 4km de Gaillac, en direction de Lisle sur Tarn, le Château Lastours vous accueille pour une dégustation. La longue allée bordée de platanes vous mènera à cette vieille bâtisse tarnaise et au chai. La visite des jardins à la française, la découverte du pigeonnier et la dégustation commentée se font sur rendez-vous.
Vieux domaine familial, cette visite au Château Lastours vous plongera dans l’essence même de l’art de vivre tarnais : patrimoine et convivialité !
A la bonne vôtre !

 

 

Découvrir Toulouse

découvrir Toulouse cover vue

Avez-vous déjà pris le temps de redécouvrir votre ville comme un touriste ? C’est ce que j’ai fait l’autre jour en visitant Toulouse.
En effet, lorsque l’on vit ou que l’on a vécu dans un endroit, on ne prend pas forcément le temps de découvrir toutes ses merveilles. J’ai donc décidé de (re)découvrir Toulouse comme si je ne la connaissais pas. Et j’ai fait quelques belles découvertes.

 

Une ambiance agréable


Découvrir Toulouse c’est d’abord une rencontre au fil de l’eau.
Le long de la Garonne, c’est une ville très agréable à vivre.

Je dois même dire qu’hormis le vent d’autan qui rend fou, son climat est idéal !
La Ville Rose doit son nom à la brique dont elle est construite. Cela lui confère un charme authentique. Dotée d’un climat chaud, elle offre un lacis de ruelles ombragées et de places où il fait bon prendre un verre.
Ainsi, il règne une ambiance méridionale et chaleureuse proche des villes espagnoles.

découvrir Toulouse Canal du Midi
Canal du midi, source MMV

Traversée par la Garonne, le Canal du Midi, le canal de Brienne et le canal latéral à la Garonne (dans les fait, un prolongement du Canal du Midi), la ville dispose de nombreuses berges aménagées, idéales pour les piétons ou les cyclistes. Ce sont des lieux propices au ressourcement ou au rassemblement au coeur même de la cité.
Pour un repos bien mérité, je vous conseille une sieste sur la Prairie des Filtres.
Cet espace vert en bord de Garonne fait face au centre-ville. Il est le point de départ de promenades le long des berges. Il comporte également un boulodrome. Et si vous aimez les sports nautiques, il vous sera possible en été de pratiquer le ski nautique. Pas mal non ?
En juin s’y déroule deux festivals. Rio Loco dédié à la musique latine. Les Siestes Électroniques dédiées, sans surprise, à la musique électro.

découvrir Toulouse saule pleureur prairie des Filtres

 

Un riche patrimoine religieux


Toulouse est héritière d’une longue histoire religieuse qui transparaît dans ses bâtiments. De nombreux couvents et églises.
Par conséquent, découvrir Toulouse est ensuite un rendez-vous architectural.
Aux XIIe et XIIIe siècles, les nouveaux ordres mendiants rompent avec la tradition des monastères isolés dans les campagnes. Les couvents de ces nouveaux ordres religieux contribuent à structurer l’urbanisation. En contact direct avec les fidèles, ils peuvent ainsi prêcher et vivre de charité. A Toulouse, les clochers dominicains, franciscains, augustins et carmes signent l’identité de la ville.
Le plus spectaculaire est le couvent des Jacobins. Son église, magnifique est connue pour sa voûte en palmier. Un chef d’oeuvre architectural.
Ce couvent est le couvent d’origine de l’ordre dominicain. Saint Dominique créa cet ordre religieux, à Toulouse, dans le contexte de la lutte contre le catharisme, très implanté en Occitanie. L’église des Jacobins abrite également les reliques de Saint Thomas d’Aquin.

découvrir Toulouse palmier des Jacobins
Voûte en « palmier » de l’église des Jacobins

En sortant des Jacobins, vous pouvez vous rapprocher de la place du Capitole et emprunter la rue du Taur. Vous y croiserez, l’église notre-Dame du Taur, enchâssée dans les maisons voisines mais dont la façade est impressionnante. Elle comprend de nombreuses mosaïques et des éléments classés dont l’orgue de tribune. Cette église est construite sur le lieu du martyre de Saint Sernin, le saint patron de Toulouse. Cet évêque fut martyrisé. Refusant de sacrifier aux idoles païennes, il fut attaché à un taureau, sur l’actuelle place du capitole.
Le taureau, furieux, traîna Sernin jusqu’à l’emplacement de l’église actuelle.
La rue du Taur mentionne cet événement (taur pour taureau).
Continuez sur la rue du Taur et engouffrez-vous dans la ruelle du Périgord qui abrite la Chapelle des Carmélites. Le couvent entier a été détruit pendant la Révolution. Seul subsiste la chapelle, transformée en lieu culturel. Elle est recouverte de fresques magnifiques. La richesse du décor pictural intérieur tranche avec l’austérité de la façade.

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Chapelle des Carmélites

Après cette visite, vous pourrez enfin terminer cette balade avec la cathédrale Saint Sernin qui se trouve en bout de la rue du Taur.
Cette cathédrale est le bâtiment iconique de Toulouse. Ce chef d’oeuvre de l’art roman (la plus grande église romane d’Europe) abrite les reliques de Saint Sernin.

 

Découvrir Toulouse artistique

Toulouse abrite également de nombreux musées. Elle possède une “scène” contemporaine vivante et active.

De l’autre côté de la Garonne, en s’éloignant du centre-ville, vous trouverez le MATOU et le musée des Abattoirs.
Celui-ci est consacré à l’art contemporain. Les bâtiments, classés, sont les anciens abattoirs municipaux. Le lieu propose également des concerts, des ateliers et des performances.
Quant au MATOU, Musée de l’Affiche de Toulouse, c’est le seul musée de France consacré à l’affiche et aux cartes postales. Ce tout petit endroit rassemble une collection unique de près de 20 000 affiches publicitaires. Les oeuvres graphiques sont présentées sous forme d’expositions temporaires accessibles à tous.

Si vous prenez bien soin de lever les yeux en déambulant en ville, vous vous rendrez compte qu’il y a beaucoup de street art.
Toulouse abrite de nombreux graffeurs célèbres : Fafi, Miss Van, Tilt. Le Street Art a même son festival : Rose Béton.
Arnaud Bernard, le quartier populaire jouxtant Saint Sernin est rempli de graffitis. Si vous êtes motivés, vous pouvez vous rendre en banlieue toulousaine. A Montaudran, les ateliers du 50cinq accueillent des ateliers de graffeurs, des bureaux de créatifs et un lieu évementiel.

Pour les mordus d’antiquités, le musée Saint Raymond abrite une collection de sculptures romaines exceptionnelle, la seconde en France après celle du Louvre.
Le musée Georges Labit propose quant à lui, une belle collection d’antiquités égyptiennes et des artefacts asiatiques. Le bâtiment d’inspiration mauresque vaut le détour. Avec son jardin botanique agrémenté de plantes asiatiques et méditerranéennes, ce petit bijou architectural est une belle découverte !

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Musée Georges Labit, source museegeorgeslabit.fr/

Pour les amateurs d’art plus “classique”, le musée des Beaux-Arts se trouve en plein-centre. Appelé Musée des Augustins, il se trouve dans un ancien couvent.
De même l’hôtel d’Assézat offre une belle collection de Bonnard et de peintures Fauves.

Après toutes ces visites et cette balade en ville, vous aurez sans doute faim.
Il est temps de découvrir Toulouse la gastronome. Je vous indiquerai dans un prochain article, les meilleures adresses de Toulouse pour manger, bruncher, grignoter ou boire un thé !

Le Finistère des enclos paroissiaux

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Pour les amoureux de l’architecture, la découverte des enclos paroissiaux constitue un itinéraire original pour découvrir le Finistère.
Ce sont une spécificité architecturale unique en France. On les trouve uniquement dans le Finistère.


Les enclos paroissiaux sont constitués d’une église, d’un portail monumental, d’un calvaire et d’un ossuaire, le tout clos d’un mur, d’où le nom “enclos”.
Ces monuments manifestent la piété populaire bretonne dans le contexte de l’économie florissante du XVIe siècle. Durant cette période, la Bretagne connut un âge d’or grâce au commerce maritime et à la manufacture textile. En effet, le chanvre et le lin, produits en Bretagne étaient exportés dans toute l’Europe.

 

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La Martyre

Scènes religieuses et légendes bretonnes se mêlent dans ces ouvrages de dentelle de pierre. Formidable témoin du syncrétisme breton, cette exubérance artistique est la manifestation locale de la Contre-Réforme.
Ainsi les enclos paroissiaux participaient de la vie religieuse des communautés locales, mais également de la vie sociale (accueil des conseils d’élus, prestige du village…).
Leur création favorisa une compétition artistique entre les différents villages qui mobilisèrent artistes et artisans pour avoir le plus bel ensemble architectural.

 

Le mur d’enceinte

Il sépare le monde profane du monde sacré, le monde des morts de celui des vivants.
Une porte monumentale sert de passage entre les deux mondes.

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Sizun

Le calvaire

Richement sculpté de scènes tirées de la Bible ou des légendes locales, il a un but pédagogique. La population ne sachant pas lire, le calvaire était l’outil idéal pour son éducation.

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Lampaul-Guimillau – La fuite en Egypte

 

L’ossuaire

Il recevait les ossements lorsqu’il fallut libérer de la place dans les cimetières. Les motifs décoratifs (vanités et sentences sur la mort) rappellent le culte breton des morts (Ankou…)

 

L’église

Jubé, retable, vitraux, baptistère, clocher, chaire… chaque église manifeste son originalité et cherche à frapper les esprits par sa magnificence.

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Lampaul-Guimillau

 

Itinéraire conseillé

La Roche-Maurice
La Martyre
Sizun
Locmélar
Lampaul-Guimillau
Saint Thégonnec

 

6 destinations méconnues pour le Printemps

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Les weekends de mai et les vacances approchent. Envie de découverte, loin des circuits classiques ? Voici 6 destinations méconnues à découvrir d’urgence.
Moins mainstream, ces destinations méconnues vous feront profiter d’un charmant citybreak, authentique, loin du tourisme de masse.

 

Faro

Moins populaire que Lisbonne et Porto, Faro vous réserve un centre historique authentique et plein de cachet.
Découvrez ses plages calmes et la dolce vita portugaise.
Promenez-vous dans ses ruelles chaleureuses et colorées. Enfin, profitez d’une plongée dans la culture portugaise.

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Ravenne

Ville d’art par excellence, Ravenne est un concentré de ce que l’Italie a de mieux à offrir : une architecture riche, une histoire fascinante, un style de vie inimitable.
Loin des sentiers battus, Ravenne vous séduira par ses riches églises byzantines et la tombe de Dante Alighieri. Célébrée par Oscar Wilde et Byron, cette destination ne manquera pas de vous charmer ! C’est le top des destinations méconnues !

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Tolède

Dominant le Tage, Tolède est une petite cité médiévale.
Centre culturel majeur de l’Espagne musulmane puis capitale des Rois Catholiques, elle présente une belle diversité architecturale et de nombreuses églises, mosquées et synagogues.
Découvrez les cobertizos (passages couverts), l’art du Greco, le plus grand peintre maniériste espagnol, et le savoir-faire ancestral de cette ville de la coutellerie.

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Source : easyvoyage.com

 

Bath

Ville thermale réputée depuis la Rome Antique, Bath ravira les passionnés d’histoire.
Flânez dans ses ruelles. Imprégnez-vous d’une atmosphère à la Jane Austen qui s’est inspiré de cette ville pour écrire ses romans. Vous pourrez y visiter le Jane Austen Centre.
Découvrez la campagne anglaise typique en faisant une incursion dans les Costwolds !

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Salzbourg

Dominée par les palais, châteaux, églises et forteresses, Salzbourg est la patrie de Mozart. Entre fleuve et montagne, elle allie les joies du grand air et de la vie citadine.
Elle est incontournable pour ceux qui cherchent une vie culturelle riche et intense.
Concerts, opéras, théâtre vous réjouiront après avoir découvert l’architecture locale.

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Source : pexels.com

 

Varsovie

Dotée d’une architecture disparate, Varsovie à beaucoup à offrir. Plongez-vous dans une ville marquée par une histoire mouvementée.
Découvrez ses églises baroques, ses bâtiments industriels, ses édifices soviétiques (les passionnés de brutalisme apprécieront), Praga son quartier alternatif et ses musées dédiés à l’histoire contemporaine.

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Photo de Mircea Iancu

 

Vercors et Chartreuse : qu’y faire en hiver ?

Pic de Chamechaude au matin. Photo de Vincent Favre*

Je vous ai parlé de ma découverte du massif du Vercors la semaine dernière.
Tout proche, le massif de la Chartreuse est également une belle découverte pour qui veut se balader hors des sentiers battus.
Vercors et Chartreuse : voici ce que vous pouvez y faire en hiver !

Le ski alpin

Le Vercors et la Chartreuse regorgent de petites stations conviviales et familiales.
Idéales pour du ski et du snow en toute détente, et pour les budgets serrés !
Certaines stations, dans le massif de la Chartreuse sont idéales pour ceux qui ont déjà leur matériel de ski. Elles sont toutes petites et n’ont pas un domaine skiable très étendu. Mais elles sont au pied des villages et parfaites pour se changer les idées pendant 2h ou faire une pause sur la route.
Les stations les plus proches sont à 30mn de Grenoble.
A noter pour les snowboardeurs, il y a très peu de télésièges. Je sais pas vous, mais moi le tire-fesses en snow, je trouve cela infâme et très désagréable.

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Où aller
Autrans-en-Méaudre
Lans-en-Vercors
Col de Marcieu

 

Le ski nordique

Le Vercors et la Chartreuse sont un paradis pour le ski nordique, c’est-à-dire le ski de fond. D’ailleurs les champions français de biathlon s’entraînent principalement dans le Vercors, pour vous dire !
Le Vercors offre une exceptionnelle variété de pistes en plein cœur des Alpes. Pas loin de 600 km, ce qui est le double de ce que propose le massif de la Chartreuse.
L’enneigement est idéal, entre plaines et forêts. Vous profiterez de paysages magnifiques et de conditions de terrain optimales.
Pour le Vercors, c’est la station d’Autrans, avec ses 200km de pistes qui se place en leader. Chaussez vos skis et bon vent !

Les raquettes

Déjà mentionnées dans le précédent article, les raquettes sont une bonne manière de découvrir le Vercors et la Chartreuse.
Trials, balades, randonnées, vous pouvez aussi bien sortir au fond d’un jardin enneigé qu’affronter tout un massif, sac au dos pendant 4 jours.
Préférez les itinéraires balisés. En effet, la pratique de la raquette en terrain vierge nécessite une bonne connaissance du milieu. Sous la neige, les chemins disparaissent, les itinéraires d’été peuvent devenir dangereux et la neige brouille les perceptions habituelles.

Le parapente

Les reliefs montagneux sont propices à la pratique du parapente.
La Chartreuse est l’eldorado des parapentistes avec la ville de St Hilaire du Touvet où a lieu chaque été la coupe Icare, la plus grande manifestation mondiale de vol libre.
L’hiver est bien sûr moins propice à la découverte du parapente. Mais comme le plus important dans ce sport est le vent, ce n’est pas le froid qui vous dictera si vous devez voler ou pas. Bien évidemment, il vaut mieux être bien couvert et emmitouflé pour une telle sortie en hiver.
La Chartreuse, plus que le Vercors propose de nombreux sites d’atterrissage et de décollage pour les parapentes. Il y a de nombreuses écoles où vous pourrez découvrir ce sport et faire votre baptême de parapente. C’est assez impressionnant mais c’est un réel plaisir.
La montagne est encore plus belle vue du ciel !

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Le chien de traîneau

C’est vraiment le must de l’activité hivernale.
Je n’ai malheureusement pas pu essayer, tous les créneaux étant bondés.
De plus, ce n’est vraiment pas donné mais je pense que cela vaut le coup.
Imaginez donc, vivre l’ivresse du Grand Nord, tirés par des chiens, en traversant ces plaines enneigées, splendides et sauvages.
Accessible à tous, les randonnées en chiens de traîneau ont l’air d’être un moment inoubliable pour profiter de la nature autrement. Bref, si vous vous sentez l’âme d’un trappeur, n’hésitez pas. Et surtout, pensez à réserver !

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Chez qui
Kiska
Entremonts

*Pour de magnifiques photos du Vercors et de la Chartreuse, découvrez le portfolio de Vincent Favre ici.

 

Un Vercors nordique et sauvage

Vercors - route de Combe Laval

Voici un article qui pour changer, ne concerne pas un itinéraire orienté Seconde Guerre Mondiale 🙂 !
Je viens de découvrir le Vercors pendant une semaine, lors de la vague de froid Moscou-Paris. Tout un programme !
Me sentant l’âme d’une pionnière en planifiant des vacances dans le Vercors en hiver, je fus prise de court, quelques jours avant mon départ par Les Others. Le blog avait publié un article sur un road-trip en raquettes dans le Vercos (ici). Je me sentis comme le deuxième homme arrivant sur la Lune, puis je me dis que si Les Others en parlaient, c’était donc un endroit véritablement incroyable !

Route du Vercors - les Goulets

Le Vercors. On en parle quelquefois mais on ne sait pas où c’est. Et bien visez Grenoble sur une carte.
Ce massif montagneux, tout comme celui voisin de la Chartreuse (oui cela a un rapport avec les moines et la liqueur) ! entoure Grenoble et permet une véritable immersion dans les solitudes du Grand Nord.
Nul besoin de claquer un SMIC pour aller en Islande ou au Canada, le Vercors vous offre son ambiance nordique sur un plateau !
Les immenses étendues enneigées permettent effectivement de belles randonnées (voire des trials) en raquettes. Et le must, ce sont les balades en chiens de traîneau… oui comme les esquimaux ! Imaginez, une longue balade dans un décor enneigé, tiré par des chiens de traîneaux !

Nous étions très excités à l’idée de cette balade en chiens de traîneaux. D’ailleurs nous nous étions rendus dans le Vercors dans cette optique. Le regard brillant rien que d’y penser, nous nous y voyions déjà. Les cheveux aux vents, les chiens hurlant dans la plaine, la vitesse nous grisant… Nous vivions une odyssée dans le Grand Nord, découvrant les grands espaces et survivant dans le froid polaire.
Et là,  le drame ! Semaine de vacances bookée, aucune place disponible, nulle part, dans aucun club de chien de traîneau du Vercors, ni de la Chartreuse. L’échec. Déception du public ! La fin d’un rêve. L’écroulement de notre idéal.  Et c’est le cœur brisé, la larme à l’œil et la lèvre tremblante que nous enterrâmes nos ambitions d’aventuriers du Grand Nord. Par conséquent, comme après l’échec de notre weekend à Bastogne, transformé en découverte du Luxembourg, nous rebondîmes. Oui comme un mistigri.

Cime du Vercors

Une semaine entière est parfaite pour découvrir et profiter du Vercors.
En quittant Grenoble vers le Vercors, on se retrouve très vite sur des routes en lacets. On s’élève au dessus de la ville et de la vallée. Les routes de montagnes sont magnifiques, serpentant entre les conifères enneigés.

Puis les forêts d’épicéas laissent place à la roche. La route est étroite. Elle sinue, encaissée dans un défilé bordé de falaises titanesques et d’éperons rocheux dantesques. Le ciel semble si loin. Et l’humidité qui sourd de la pierre dessine un fil d’Ariane de stalactites. Cette dentelle de pierre et de glace aux tons froids nous transporte assurément dans un univers mythologique et nordique. Il n’est nul échappatoire. La nature est omniprésente, violente, étouffante et dangereuse. Et c’est d’une beauté absolue.

Les vallées profondes sont piégées par l’hiver. La neige qui tombe doucement efface progressivement les routes et enfouit le monde dans le silence.
Il faut être fou pour vivre ici. Qui étaient-ils, tous ces hommes qui ont creusé les routes et arraché ces chemins à la montagne ? Des chercheurs d’absolu à n’en pas douter.
Ce pays est un trésor, protégé par ses hautes murailles de pierre.
Le Vercors est un monde minéral où les eaux souterraines ont construit des dizaines de grottes qui conservent la mémoire du monde.

Grotte de Choranche dans le Vercors
Grotte de Choranche

 

Et sur les hauts plateaux où se nichent les villages isolés par la neige, les vastes plaines solitaires et glacées sont un décor grandiose. Cette solitude glacée, belle et terrible m’angoisse par certains côtés. Je pense à un Roi sans Divertissement de Giono, dont l’action se situe à la lisière du Vercors. Un monde figé dans l’hiver où l’ennui se mêle au meurtre et à la fascination du Mal. A territoire sauvage, hommes rudes. Isolé et seul, l’homme peut faire écho à la nature sauvage et extrême qui l’entoure.

Prague à l’heure nazie

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Au-delà de la dentelle des rues médiévales, des monuments baroques et des façades pastels, il est possible de retrouver les traces d’une Prague plus sombre.
Emmitouflés dans nos parkas, en s’éloignant des brumes humides de la Vltava, il suffit de suivre les rues pour découvrir Prague à l’heure nazie.

Découvrir Prague à l’heure nazie résulte de la lecture de l’incroyable roman HHhH de Laurent Binet. Il raconte l’opération Anthropoïde, visant à assassiner Heydrich, gouverneur de Prague, numéro 3 du Reich et surnommé “le Boucher de Prague”. Tout un programme.
Emballés par ce roman haletant, nous avons décidé d’aller sur les traces des protagonistes.

Prague n’a jamais été bombardée durant la Seconde Guerre Mondiale. Aussi a t-elle conservé tout son charme ancien. Néanmoins, la guerre y a laissé une forte empreinte.
La déambulation commence près de la gare, en passant devant le palais Pecek.
Ce bâtiment néoclassique abrite le Ministère de l’Industrie et du Commerce. Il possède néanmoins une histoire sanglante puisqu’il fut le QG de la Gestapo. Les nombreuses pièces sécurisées du sous-sol de ce bâtiment qui était une banque, furent idéales pour interroger les prisonniers pendant la guerre.
Une plaque commémorative exalte l’esprit de la Résistance en rappelant les faits.

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Palais Pecek

En suivant notre GPS, nous nous dirigeons ensuite vers le Quartier juif.
En découvrant Josefov, ce quartier admirablement conservé, on ne peut que penser au Troisième Reich qui comptait faire de ce ghetto, le musée exotique d’une race éteinte.
Sa préservation exceptionnelle ne rend que plus terrible le souvenir de tous ses habitants déportés.
La présence de Heydrich à Prague, en tant que Protecteur de la Bohême, accéléra le processus de déportation. Il avait réfléchi à des manières “industrielles” d’éradiquer les juifs et les opposants. Il fallait rendre les exécutions plus “propres” et donc moins traumatisantes pour les soldats. L’Obergruppenführer put appliquer à Prague, ses idées sur la Solution Finale en toute impunité.
Prague, au coeur de l’appareil génocidaire nazie était constituée comme un exemple pour l’Europe. La question tchèque fut toujours essentielle pour les allemands.
En quittant Josefov par la rue de Paris, on se dirige vers Stare Mesto, le cœur historique de Prague.

Comme elles devaient résonner sur les pavés, les bottes nazies lors des rafles.
Il fallait bien mettre ce pays au pas et asseoir son autorité. Heydrich fit régner la Terreur dans ces vieilles ruelles.
En arrivant devant la Tour d’Astronomie, on s’approche d’une autre facette de Prague à l’heure nazie. La ville souterraine, méconnue, servit à la résistance tchèque qui utilisa les anciennes caves médiévales et le réseau de souterrains qui les reliait entre elles.
Mais quels autres secrets cachent ces façades rococo ?
Dominés par la silhouette omniprésente du château de Hradcany qui fut le QG d’Heydrich, l’on ressent toute l’atmosphère pesante qui pouvait s’en dégager.
Il n’est nul endroit à Prague où l’on peut échapper à la domination de cet ensemble palatial qui surplombe la ville, de ses tours noires gothiques.
Et c’est absorbé dans de sombres pensées que l’on pénètre dans Resslova.

Prague à l’heure nazie trouve son point d’orgue dans la massive et monumentale église Saints Cyrille et Méthode qui se détache rue Resslova, dans la Ville Neuve.
Nous délaissons les impacts de balles et la plaque commémorative de la façade pour pénétrer dans la crypte de l’église et rentrer au coeur d’un des épisodes les plus tragiques de la guerre et de l’histoire tchèque. Ici prit fin l’opération Anthropoïde visant à éliminer Heydrich. Ici périrent les hommes qui assassinèrent Heydrich.

prague à l'heure nazie eglise sts cyrille et methode

Dans la crypte fraîche, tout nous rappelle leur ultime sacrifice et leur combat héroïque et inégal. Nous y sommes enfin. L’objet de ce séjour à Prague.
18 juin 1942. Encerclés par 800 hommes de la SS et de la Gestapo, luttent les 7 hommes du commando Anthropoïde. Au dessus d’eux, l’église est détruite. Les rafales de tir sont incessantes. Les pompiers appelés en renfort insèrent une pompe à incendie dans le soupirail pour tenter de noyer les hommes retranchés dans la crypte. 7h atroces, où malgré leur surnombre, les allemands doutent et échouent.
7h de résistance et la mort pour tous. Les sept parachutistes retranchés dans la crypte n’en réchappèrent pas. 3 furent blessés à mort et les 4 autres utilisèrent leurs dernières balles pour ne pas tomber vivants aux mains des allemands.
Gabčík, Kubiš. L’histoire retient le nom des deux principaux acteurs de cette opération suicide. Ils sont les héros de l’histoire contemporaine tchèque. Ainsi que tous les anonymes qui les ont aidés et l’ont payé de leur vie.
Le minuscule musée attenant à la crypte explique à merveille le déroulement du drame et les répercussions de l’opération Anthropoïde. Les représailles nazies. La Tchécoslovaquie à feu et à sang. Les villages martyrs de Lidice et Lezaky rayés de la carte.
Ici, vous ressentirez au cœur toute l’horreur et la terreur du système nazi.

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Crypte de l’église Sts Cyrille et Méthode

Cette balade sur les traces de Prague à l’heure nazie se termine.
Rien ne vaut un goulasch chaud et une bière réconfortante pour nous remettre de nos émotions.
Face à la crypte, le restaurant Krčma u Parašutistů – les Parachutistes donc, prolonge un peu cette ambiance solennelle.
Les cartes d’époque et les photos d’archives qui tapissent les murs nous maintiennent au contact de l’Histoire.
Mais dans ce bistrot populaire, loin des touristes et où personne ne parle anglais, la bonhomie des habitués nous ramène lentement mais sûrement vers la réalité.

Pour en savoir plus sur Heydrich et l’opération Anthropoïde, lisez l’excellent livre (mon meilleur livre 2017) de Laurent Binet, HHhH.
Tout sur la mission Anthropoïde et la période d’Heydrich à visiter à l’église Saints Cyrille et Méthode ici !
Des visites guidées thématiques sont également organisées pour visiter Prague à l’heure nazie !

Itinéraire sur la Bataille des Ardennes

Bataille des Ardennes mémorial Mardisson

Tout avait bien commencé.
Nous voulions visiter Bastogne, en Belgique, le temps d’un weekend dédié à la Seconde Guerre Mondiale.
Puis une fois sur place, nous nous sommes rendus compte qu’en février, tout était fermé et nous nous sommes rabattus sur le Luxembourg voisin.

Bataille des Ardennes mine

Le massif des Ardennes occupe un tiers du Luxembourg, ce que j’ignorais.
Par conséquent, au lieu de notre séjour Bataille des Ardennes à Bastogne, nous avons réaliser cet itinéraire au cours d’une pérégrination luxembourgeoise tout à fait imprévue.
Chaque ville porte les stigmates de cette terrible bataille et des musées fleurissent un peu partout.

Bataille des Ardennes musée de Wiltz
Musée de Wiltz

La Bataille des Ardennes (décembre 1944 – janvier 1945) constitua l’ultime tentative de l’Allemagne nazie pour écraser les alliés à l’Ouest.
Dernier soubresaut allemand, résistance inattendue des alliés, sacrifice désespéré des américains, cette offensive allemande est l’une des batailles les plus rudes de la Seconde Guerre Mondiale.

Hitler lança cette offensive secrète le 16 décembre 1944.
Contre toute attente, la Wehrmacht se heurta à la résistance des armées américaines. Malgré de nombreuses pertes alliées, les attaques allemandes furent peu à peu enrayées.
Hitler accéléra sa défaite en ordonnant cette offensive générale, contre l’avis de ses généraux. En sacrifiant ses forces dans cette ultime démonstration de la force du Reich, il facilita l’avancée russe à l’Est. Les troupes allemandes affaiblies, les pertes insensées d’homme et de matériel ne permirent pas aux allemands de défendre leur territoire lors des progressions alliées.
Bastogne, en Belgique fut le cœur stratégique de cette bataille puisque toutes les routes y convergeaient, ce qui permettait aux allemands de progresser et d’assurer le réapprovisionnement de leurs colonnes.

Bataille des Ardennes

Durant ce week-end froid et enneigé, engoncés dans nos parkas, nous ne pouvions que penser à l’héroïsme de ceux qui se sacrifièrent pour défendre la Liberté.
La rudesse de cette bataille trouve écho dans ce paysage sauvage, fait de vallées encaissées et de forêts denses. Le froid et la neige ensevelissant progressivement le paysage, bien loin de l’hiver rigoureux de 1944-45…

Bataille des Ardennes produits de GI
Musée de Clairvaux. Rations de GIs

S’imprégner de la bataille des Ardennes c’est se remémorer un pan sanglant de notre Histoire mais également suivre une héroïque et tragique épopée américaine.
Les américains sont ici partout. En effet, ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut et ont défendu et libéré ce petit coin d’Europe en sapant définitivement les prétentions du Troisième Reich.

Bataille des Ardennes nécessaire cosmétiques des GIs

La bannière étoilée flotte un peu partout, ainsi que les monuments à la gloire de la (re)construction européenne et de la paix… ce qui reste moins étonnant de la part du Luxembourg !
La Bataille des Ardennes c’est certes la misère des soldats, mais aussi les souffrances des civils qui ont résisté jusqu’au bout.
Ce n’est certes pas un thème réjouissant pour un weekend mais cela vaut le coup. Vraiment !

Voici trois endroits pour appréhender la Bataille des Ardennes.
Il y en a pléthore mais voici ceux que nous avons visité.

Clervaux
Le Musée de la Bataille des Ardennes au Château de Clervaux illustre ce moment historique de la Seconde Guerre Mondiale au moyen de documents, uniformes et armes authentiques

Wiltz
Le Musée de la Bataille des Ardennes met en scène la rencontre de la population et des GIs. Elle relate aussi l’épisode de 1940 qui fit de la vill une Cité Martyre.

Bastogne
Musée de la Guerre
Mémorial Américain Mardisson
Bastogne Barracks
Alors attention à Bastogne, de janvier à mars rien n’est ouvert…

Un Luxembourg féodal

Un Luxembourg féodal Château de Clairvaux

Les plus belles découvertes se font par hasard.
Le Luxembourg féodal, cela ne tombait pas sous le sens et pourtant…
Suite à une improbable suite d’erreurs, nous nous sommes retrouvés au Luxembourg, à l’insu de notre plein gré, perplexes quant à l’intérêt de cet itinéraire bis.

Mais quelle ne fut la surprise de découvrir un endroit charmant.

Qui a dit que le Luxembourg ne présentait pas d’intérêt ?
Héritier d’une forte tradition féodale, le Grand-Duché est parsemé de châteaux-forts, en ruines ou restaurés.

Un Luxembourg féodal vue de Clairvaux
Danièle Defay

Le tiers du pays appartient au massif des Ardennes que nous avons en partie visité.
Dans cette nature préservée, s’égrène un long chapelet de vestiges féodaux.
Cette importante densité castrale s’explique par le climat d’insécurité engendré par la politique territoriale des comtes de Luxembourg et par l’affirmation d’une puissante aristocratie rurale au XIIe et XIIIe siècles.

Un Luxembourg féodal Château de Clairvaux
@jfd54

Peu de touristes en février.
Les habitants eux-mêmes n’ont pas l’air très nombreux… ou alors ils sont admirablement bien cachés.
Au gré des kilomètres avalés, entre champs de plaines et vallées encaissées, nous suivons l’itinéraire de ce Luxembourg féodal.
La neige recouvre petit à petit de son blanc manteau ce paysage sauvage.
Les flocons absorbent le peu de bruit qu’il y avait.
C’est le monde du silence. Calme et exaltant la Beauté.
Les vallées profondes découpent les hauts plateaux et serpentent entre les forêts denses et épaisses. Ces Ardennes luxembourgeoises sont comme un poème romantique allemand : mélancolique et sauvage.

C’est un concentré d’Histoire de l’Europe qui se dévoile dans ce petit pays méconnu.
Le monde féodal qui sur ses éperons rocheux nous plonge dans un monde de princesses et de chevaliers.
La séculaire rivalité entre la France et les Habsbourg se rappelle à nous dans ce Grand-Duché qui fut français, hollandais, espagnol, allemand ou belge au long de son histoire.
Et enfin, la terrible bataille des Ardennes, élément majeur de la Seconde Guerre Mondiale qui sonne définitivement le glas des prétentions nazies.

A 3h de route de Paris, n’hésitez pas à découvrir ce petit pays méconnu mais pleins de promesses vous séduira par ses richesses insoupçonnées et sa nature préservée !

A voir
Château de Clervaux et son Musée des Maquettes de Châteaux du Luxembourg
Château de Beaufort
Château de Bourscheid
Château de Dudelange
Château de Koerich
Château de Larochette
Château de Pettingen
Château de Vianden