Le Paris magique des crimes de Grindelwald

Nous, fans français de l’univers Harry Potter avons été ravis que le dernier opus se déroule dans Paris. Le Paris magique des crimes de Grindelwald a beau se situer en 1927, il est facile de retrouver les monuments clés du film dans le Paris actuel.
J’ai retenu les 3 les plus secrets et les moins évidents à trouver.
Ne me remerciez pas.

La statue de la rue Claudel

Le Paris magique des crimes de Grindelwald a l’équivalent du Chemin de Traverse.
Il s’agit de la rue Claudel.
Située dans un escalier montmartrois, on y accède via une statue qui s’anime.
Les fans de l’Opéra Garnier n’auront pas manqué de reconnaître la Pythie de Marcello qui trône au pied du Grand Escalier, après la Rotonde des Abonnés.
Pour l’anecdote, Marcello est le nom d’artiste de la duchesse Adèle d’Affry-Colonna qui usa de ce pseudonyme masculin. En effet, il n’était pas de bon ton pour une femme, qui plus est bien née, de pratiquer la sculpture.
Vous ne trouverez donc pas cette statue à Montmartre, mais à l’Opéra.

le Paris magique des crimes de Grindelwald

L’amphithéâtre du Père Lachaise

La fin du film se situe entièrement au Père Lachaise. Via le caveau des Lestrange, on accède à un amphithéâtre gigantesque.
Bien sûr, il n’existe pas de tel lieu dans le célèbre cimetière parisien. C’est la magie du Paris magique des crimes de Grindelwald que de l’avoir créé.
En revanche, il est possible de trouver à Paris un vieil amphithéâtre.
Il s’agit des arènes de Lutèce, vestige gallo-romain dans le 5e arrondissement.
Pas très fréquenté, cet endroit est une oasis de calme dans la ville.
Vous le trouverez au 49 Rue Monge.

Paris magique des crimes de Grindelwald arènes


La maison de Nicolas Flamel



La maison du célèbre alchimiste sert de refuge à Norbert Dragoneau, Tina Goldstein et Jacob Kowalski.
Située au 51 rue de Montmorency, elle abrite la Pierre Philosophale (je vous renvoie au tome 1 de Harry Potte).

Dans notre monde de moldus, la maison de Nicolas Flamel se trouve bel et bien à cette adresse. C’est la maison la plus ancienne de Paris. Achevée en 1407, Nicolas Flamel qui n’y a jamais habité, l’a fait construire pour accueillir des indigents.

Paris magique des crimes de Grindelwald nicolas flamel


J’espère que cet article vous aura fait découvrir des endroits que vous ne connaissiez pas, ou que vous connaissiez moins de notre belle capitale.

D’Albi à Gaillac : le long du Tarn

Connaissez-vous le Tarn ?
Dominant la rivière éponyme, ses villages se dressent, roses et lumineux.
D’Albi à Gaillac, voici une petite excursion d’une journée à la découverte du Tarn.

Albi

Surplombant le Tarn, Albi se découvre, majestueuse ! La ville de Toulouse-Lautrec a tant à offrir.

L’emblématique cathédrale Ste Cécile est une véritable forteresse. Construite durant la répression contre le catharisme, elle est le symbole de la reprise en main du catholicisme dans le pays albigeois.
Son intérieur vous étonnera par ses fresques. Intactes depuis la Renaissance, ces polychromies nous rappellent que les murs des églises étaient systématiquement peints. De nos jours, la plupart des églises ont perdu leurs couleurs et n’offrent que des murs nus. Le Tarn recèle de nombreuses églises où les fresques murales restent visibles.
En entrant dans la cathédrale, votre regard est attiré par la plus grande fresque de France consacrée au Jugement dernier. Sur 300m2, ce catéchisme illustré illustre le sort réservé aux justes et aux pêcheurs. Chef d’oeuvre d’expressivité, la sérénité des élus contraste avec l’épouvante des damnés. Chaque supplice correspond à un péché capital. Un vrai précis de tortures médiévales : pal, ingestion forcée, cuisson dans des marmites géantes…
18 500m2 de fresques ornent les murs et les voûtes de Ste Cécile.
La cathédrale se présente comme un chef d’oeuvre du gothique méridional : architecture externe austère / intérieur riche et précieux. Tout comme Les Jacobins à Toulouse dont je vous ai déjà parlé ici.

Si la chaleur du Tarn vous écrase, réfugiez-vous dans le musée dédié à Toulouse-Lautrec. Situé dans l’ancien palais épiscopal, il contient la plus importante collection publique au monde dédiée au peintre.
Puis au gré des rues médiévales, rejoignez la ville basse pour admirer l’impressionnante vue de la forteresse que constitue la cathédrale et le palais épiscopal de la Berbie.

Gaillac

Reprenez votre voiture et longez le Tarn jusqu’à Gaillac.
Porte d’entrée du vignoble éponyme, cette charmante cité vous séduira par son patrimoine et son art de vivre.
Déambulez dans la vieille ville et découvrez ses trésors : l’abbaye St Michel, le château de Foucaud et son parc, le musée des Beaux-Arts, la place du Griffoul…

Il ne vous reste plus qu’à partir à la découverte du vignoble le plus vieux de France. Un peu d’oenotourisme ne fait jamais de mal. Il y a 400 propriétés viticoles et caves particulières sur toute l’aire viticole. Vous avez donc l’embarras du choix et pouvez transformer votre escapade en découverte de la Route du Vin.

Posez-vous dans l’un des nombreux troquets de la ville, à l’ombre des arcades ou allez directement chez un producteur local.

Je vous conseille de vous rendre au Château Lastours. A 4km de Gaillac, en direction de Lisle sur Tarn, le Château Lastours vous accueille pour une dégustation. La longue allée bordée de platanes vous mènera à cette vieille bâtisse tarnaise et au chai. La visite des jardins à la française, la découverte du pigeonnier et la dégustation commentée se font sur rendez-vous.
Vieux domaine familial, cette visite au Château Lastours vous plongera dans l’essence même de l’art de vivre tarnais : patrimoine et convivialité !
A la bonne vôtre !

 

 

Découvrir Toulouse

découvrir Toulouse cover vue

Avez-vous déjà pris le temps de redécouvrir votre ville comme un touriste ? C’est ce que j’ai fait l’autre jour en visitant Toulouse.
En effet, lorsque l’on vit ou que l’on a vécu dans un endroit, on ne prend pas forcément le temps de découvrir toutes ses merveilles. J’ai donc décidé de (re)découvrir Toulouse comme si je ne la connaissais pas. Et j’ai fait quelques belles découvertes.

 

Une ambiance agréable


Découvrir Toulouse c’est d’abord une rencontre au fil de l’eau.
Le long de la Garonne, c’est une ville très agréable à vivre.

Je dois même dire qu’hormis le vent d’autan qui rend fou, son climat est idéal !
La Ville Rose doit son nom à la brique dont elle est construite. Cela lui confère un charme authentique. Dotée d’un climat chaud, elle offre un lacis de ruelles ombragées et de places où il fait bon prendre un verre.
Ainsi, il règne une ambiance méridionale et chaleureuse proche des villes espagnoles.

découvrir Toulouse Canal du Midi
Canal du midi, source MMV

Traversée par la Garonne, le Canal du Midi, le canal de Brienne et le canal latéral à la Garonne (dans les fait, un prolongement du Canal du Midi), la ville dispose de nombreuses berges aménagées, idéales pour les piétons ou les cyclistes. Ce sont des lieux propices au ressourcement ou au rassemblement au coeur même de la cité.
Pour un repos bien mérité, je vous conseille une sieste sur la Prairie des Filtres.
Cet espace vert en bord de Garonne fait face au centre-ville. Il est le point de départ de promenades le long des berges. Il comporte également un boulodrome. Et si vous aimez les sports nautiques, il vous sera possible en été de pratiquer le ski nautique. Pas mal non ?
En juin s’y déroule deux festivals. Rio Loco dédié à la musique latine. Les Siestes Électroniques dédiées, sans surprise, à la musique électro.

découvrir Toulouse saule pleureur prairie des Filtres

 

Un riche patrimoine religieux


Toulouse est héritière d’une longue histoire religieuse qui transparaît dans ses bâtiments. De nombreux couvents et églises.
Par conséquent, découvrir Toulouse est ensuite un rendez-vous architectural.
Aux XIIe et XIIIe siècles, les nouveaux ordres mendiants rompent avec la tradition des monastères isolés dans les campagnes. Les couvents de ces nouveaux ordres religieux contribuent à structurer l’urbanisation. En contact direct avec les fidèles, ils peuvent ainsi prêcher et vivre de charité. A Toulouse, les clochers dominicains, franciscains, augustins et carmes signent l’identité de la ville.
Le plus spectaculaire est le couvent des Jacobins. Son église, magnifique est connue pour sa voûte en palmier. Un chef d’oeuvre architectural.
Ce couvent est le couvent d’origine de l’ordre dominicain. Saint Dominique créa cet ordre religieux, à Toulouse, dans le contexte de la lutte contre le catharisme, très implanté en Occitanie. L’église des Jacobins abrite également les reliques de Saint Thomas d’Aquin.

découvrir Toulouse palmier des Jacobins
Voûte en « palmier » de l’église des Jacobins

En sortant des Jacobins, vous pouvez vous rapprocher de la place du Capitole et emprunter la rue du Taur. Vous y croiserez, l’église notre-Dame du Taur, enchâssée dans les maisons voisines mais dont la façade est impressionnante. Elle comprend de nombreuses mosaïques et des éléments classés dont l’orgue de tribune. Cette église est construite sur le lieu du martyre de Saint Sernin, le saint patron de Toulouse. Cet évêque fut martyrisé. Refusant de sacrifier aux idoles païennes, il fut attaché à un taureau, sur l’actuelle place du capitole.
Le taureau, furieux, traîna Sernin jusqu’à l’emplacement de l’église actuelle.
La rue du Taur mentionne cet événement (taur pour taureau).
Continuez sur la rue du Taur et engouffrez-vous dans la ruelle du Périgord qui abrite la Chapelle des Carmélites. Le couvent entier a été détruit pendant la Révolution. Seul subsiste la chapelle, transformée en lieu culturel. Elle est recouverte de fresques magnifiques. La richesse du décor pictural intérieur tranche avec l’austérité de la façade.

découvrir Toulouse chapelle des carmélites
Chapelle des Carmélites

Après cette visite, vous pourrez enfin terminer cette balade avec la cathédrale Saint Sernin qui se trouve en bout de la rue du Taur.
Cette cathédrale est le bâtiment iconique de Toulouse. Ce chef d’oeuvre de l’art roman (la plus grande église romane d’Europe) abrite les reliques de Saint Sernin.

 

Découvrir Toulouse artistique

Toulouse abrite également de nombreux musées. Elle possède une “scène” contemporaine vivante et active.

De l’autre côté de la Garonne, en s’éloignant du centre-ville, vous trouverez le MATOU et le musée des Abattoirs.
Celui-ci est consacré à l’art contemporain. Les bâtiments, classés, sont les anciens abattoirs municipaux. Le lieu propose également des concerts, des ateliers et des performances.
Quant au MATOU, Musée de l’Affiche de Toulouse, c’est le seul musée de France consacré à l’affiche et aux cartes postales. Ce tout petit endroit rassemble une collection unique de près de 20 000 affiches publicitaires. Les oeuvres graphiques sont présentées sous forme d’expositions temporaires accessibles à tous.

Si vous prenez bien soin de lever les yeux en déambulant en ville, vous vous rendrez compte qu’il y a beaucoup de street art.
Toulouse abrite de nombreux graffeurs célèbres : Fafi, Miss Van, Tilt. Le Street Art a même son festival : Rose Béton.
Arnaud Bernard, le quartier populaire jouxtant Saint Sernin est rempli de graffitis. Si vous êtes motivés, vous pouvez vous rendre en banlieue toulousaine. A Montaudran, les ateliers du 50cinq accueillent des ateliers de graffeurs, des bureaux de créatifs et un lieu évementiel.

Pour les mordus d’antiquités, le musée Saint Raymond abrite une collection de sculptures romaines exceptionnelle, la seconde en France après celle du Louvre.
Le musée Georges Labit propose quant à lui, une belle collection d’antiquités égyptiennes et des artefacts asiatiques. Le bâtiment d’inspiration mauresque vaut le détour. Avec son jardin botanique agrémenté de plantes asiatiques et méditerranéennes, ce petit bijou architectural est une belle découverte !

découvrir Toulouse
Musée Georges Labit, source museegeorgeslabit.fr/

Pour les amateurs d’art plus “classique”, le musée des Beaux-Arts se trouve en plein-centre. Appelé Musée des Augustins, il se trouve dans un ancien couvent.
De même l’hôtel d’Assézat offre une belle collection de Bonnard et de peintures Fauves.

Après toutes ces visites et cette balade en ville, vous aurez sans doute faim.
Il est temps de découvrir Toulouse la gastronome. Je vous indiquerai dans un prochain article, les meilleures adresses de Toulouse pour manger, bruncher, grignoter ou boire un thé !

Le Finistère des enclos paroissiaux

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Pour les amoureux de l’architecture, la découverte des enclos paroissiaux constitue un itinéraire original pour découvrir le Finistère.
Ce sont une spécificité architecturale unique en France. On les trouve uniquement dans le Finistère.


Les enclos paroissiaux sont constitués d’une église, d’un portail monumental, d’un calvaire et d’un ossuaire, le tout clos d’un mur, d’où le nom “enclos”.
Ces monuments manifestent la piété populaire bretonne dans le contexte de l’économie florissante du XVIe siècle. Durant cette période, la Bretagne connut un âge d’or grâce au commerce maritime et à la manufacture textile. En effet, le chanvre et le lin, produits en Bretagne étaient exportés dans toute l’Europe.

 

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La Martyre

Scènes religieuses et légendes bretonnes se mêlent dans ces ouvrages de dentelle de pierre. Formidable témoin du syncrétisme breton, cette exubérance artistique est la manifestation locale de la Contre-Réforme.
Ainsi les enclos paroissiaux participaient de la vie religieuse des communautés locales, mais également de la vie sociale (accueil des conseils d’élus, prestige du village…).
Leur création favorisa une compétition artistique entre les différents villages qui mobilisèrent artistes et artisans pour avoir le plus bel ensemble architectural.

 

Le mur d’enceinte

Il sépare le monde profane du monde sacré, le monde des morts de celui des vivants.
Une porte monumentale sert de passage entre les deux mondes.

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Sizun

Le calvaire

Richement sculpté de scènes tirées de la Bible ou des légendes locales, il a un but pédagogique. La population ne sachant pas lire, le calvaire était l’outil idéal pour son éducation.

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Lampaul-Guimillau – La fuite en Egypte

 

L’ossuaire

Il recevait les ossements lorsqu’il fallut libérer de la place dans les cimetières. Les motifs décoratifs (vanités et sentences sur la mort) rappellent le culte breton des morts (Ankou…)

 

L’église

Jubé, retable, vitraux, baptistère, clocher, chaire… chaque église manifeste son originalité et cherche à frapper les esprits par sa magnificence.

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Lampaul-Guimillau

 

Itinéraire conseillé

La Roche-Maurice
La Martyre
Sizun
Locmélar
Lampaul-Guimillau
Saint Thégonnec

 

Vercors et Chartreuse : qu’y faire en hiver ?

Pic de Chamechaude au matin. Photo de Vincent Favre*

Je vous ai parlé de ma découverte du massif du Vercors la semaine dernière.
Tout proche, le massif de la Chartreuse est également une belle découverte pour qui veut se balader hors des sentiers battus.
Vercors et Chartreuse : voici ce que vous pouvez y faire en hiver !

Le ski alpin

Le Vercors et la Chartreuse regorgent de petites stations conviviales et familiales.
Idéales pour du ski et du snow en toute détente, et pour les budgets serrés !
Certaines stations, dans le massif de la Chartreuse sont idéales pour ceux qui ont déjà leur matériel de ski. Elles sont toutes petites et n’ont pas un domaine skiable très étendu. Mais elles sont au pied des villages et parfaites pour se changer les idées pendant 2h ou faire une pause sur la route.
Les stations les plus proches sont à 30mn de Grenoble.
A noter pour les snowboardeurs, il y a très peu de télésièges. Je sais pas vous, mais moi le tire-fesses en snow, je trouve cela infâme et très désagréable.

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Où aller
Autrans-en-Méaudre
Lans-en-Vercors
Col de Marcieu

 

Le ski nordique

Le Vercors et la Chartreuse sont un paradis pour le ski nordique, c’est-à-dire le ski de fond. D’ailleurs les champions français de biathlon s’entraînent principalement dans le Vercors, pour vous dire !
Le Vercors offre une exceptionnelle variété de pistes en plein cœur des Alpes. Pas loin de 600 km, ce qui est le double de ce que propose le massif de la Chartreuse.
L’enneigement est idéal, entre plaines et forêts. Vous profiterez de paysages magnifiques et de conditions de terrain optimales.
Pour le Vercors, c’est la station d’Autrans, avec ses 200km de pistes qui se place en leader. Chaussez vos skis et bon vent !

Les raquettes

Déjà mentionnées dans le précédent article, les raquettes sont une bonne manière de découvrir le Vercors et la Chartreuse.
Trials, balades, randonnées, vous pouvez aussi bien sortir au fond d’un jardin enneigé qu’affronter tout un massif, sac au dos pendant 4 jours.
Préférez les itinéraires balisés. En effet, la pratique de la raquette en terrain vierge nécessite une bonne connaissance du milieu. Sous la neige, les chemins disparaissent, les itinéraires d’été peuvent devenir dangereux et la neige brouille les perceptions habituelles.

Le parapente

Les reliefs montagneux sont propices à la pratique du parapente.
La Chartreuse est l’eldorado des parapentistes avec la ville de St Hilaire du Touvet où a lieu chaque été la coupe Icare, la plus grande manifestation mondiale de vol libre.
L’hiver est bien sûr moins propice à la découverte du parapente. Mais comme le plus important dans ce sport est le vent, ce n’est pas le froid qui vous dictera si vous devez voler ou pas. Bien évidemment, il vaut mieux être bien couvert et emmitouflé pour une telle sortie en hiver.
La Chartreuse, plus que le Vercors propose de nombreux sites d’atterrissage et de décollage pour les parapentes. Il y a de nombreuses écoles où vous pourrez découvrir ce sport et faire votre baptême de parapente. C’est assez impressionnant mais c’est un réel plaisir.
La montagne est encore plus belle vue du ciel !

chartreuse-vercors-parapente

 

Le chien de traîneau

C’est vraiment le must de l’activité hivernale.
Je n’ai malheureusement pas pu essayer, tous les créneaux étant bondés.
De plus, ce n’est vraiment pas donné mais je pense que cela vaut le coup.
Imaginez donc, vivre l’ivresse du Grand Nord, tirés par des chiens, en traversant ces plaines enneigées, splendides et sauvages.
Accessible à tous, les randonnées en chiens de traîneau ont l’air d’être un moment inoubliable pour profiter de la nature autrement. Bref, si vous vous sentez l’âme d’un trappeur, n’hésitez pas. Et surtout, pensez à réserver !

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Chez qui
Kiska
Entremonts

*Pour de magnifiques photos du Vercors et de la Chartreuse, découvrez le portfolio de Vincent Favre ici.

 

Un Vercors nordique et sauvage

Vercors - route de Combe Laval

Voici un article qui pour changer, ne concerne pas un itinéraire orienté Seconde Guerre Mondiale 🙂 !
Je viens de découvrir le Vercors pendant une semaine, lors de la vague de froid Moscou-Paris. Tout un programme !
Me sentant l’âme d’une pionnière en planifiant des vacances dans le Vercors en hiver, je fus prise de court, quelques jours avant mon départ par Les Others. Le blog avait publié un article sur un road-trip en raquettes dans le Vercos (ici). Je me sentis comme le deuxième homme arrivant sur la Lune, puis je me dis que si Les Others en parlaient, c’était donc un endroit véritablement incroyable !

Route du Vercors - les Goulets

Le Vercors. On en parle quelquefois mais on ne sait pas où c’est. Et bien visez Grenoble sur une carte.
Ce massif montagneux, tout comme celui voisin de la Chartreuse (oui cela a un rapport avec les moines et la liqueur) ! entoure Grenoble et permet une véritable immersion dans les solitudes du Grand Nord.
Nul besoin de claquer un SMIC pour aller en Islande ou au Canada, le Vercors vous offre son ambiance nordique sur un plateau !
Les immenses étendues enneigées permettent effectivement de belles randonnées (voire des trials) en raquettes. Et le must, ce sont les balades en chiens de traîneau… oui comme les esquimaux ! Imaginez, une longue balade dans un décor enneigé, tiré par des chiens de traîneaux !

Nous étions très excités à l’idée de cette balade en chiens de traîneaux. D’ailleurs nous nous étions rendus dans le Vercors dans cette optique. Le regard brillant rien que d’y penser, nous nous y voyions déjà. Les cheveux aux vents, les chiens hurlant dans la plaine, la vitesse nous grisant… Nous vivions une odyssée dans le Grand Nord, découvrant les grands espaces et survivant dans le froid polaire.
Et là,  le drame ! Semaine de vacances bookée, aucune place disponible, nulle part, dans aucun club de chien de traîneau du Vercors, ni de la Chartreuse. L’échec. Déception du public ! La fin d’un rêve. L’écroulement de notre idéal.  Et c’est le cœur brisé, la larme à l’œil et la lèvre tremblante que nous enterrâmes nos ambitions d’aventuriers du Grand Nord. Par conséquent, comme après l’échec de notre weekend à Bastogne, transformé en découverte du Luxembourg, nous rebondîmes. Oui comme un mistigri.

Cime du Vercors

Une semaine entière est parfaite pour découvrir et profiter du Vercors.
En quittant Grenoble vers le Vercors, on se retrouve très vite sur des routes en lacets. On s’élève au dessus de la ville et de la vallée. Les routes de montagnes sont magnifiques, serpentant entre les conifères enneigés.

Puis les forêts d’épicéas laissent place à la roche. La route est étroite. Elle sinue, encaissée dans un défilé bordé de falaises titanesques et d’éperons rocheux dantesques. Le ciel semble si loin. Et l’humidité qui sourd de la pierre dessine un fil d’Ariane de stalactites. Cette dentelle de pierre et de glace aux tons froids nous transporte assurément dans un univers mythologique et nordique. Il n’est nul échappatoire. La nature est omniprésente, violente, étouffante et dangereuse. Et c’est d’une beauté absolue.

Les vallées profondes sont piégées par l’hiver. La neige qui tombe doucement efface progressivement les routes et enfouit le monde dans le silence.
Il faut être fou pour vivre ici. Qui étaient-ils, tous ces hommes qui ont creusé les routes et arraché ces chemins à la montagne ? Des chercheurs d’absolu à n’en pas douter.
Ce pays est un trésor, protégé par ses hautes murailles de pierre.
Le Vercors est un monde minéral où les eaux souterraines ont construit des dizaines de grottes qui conservent la mémoire du monde.

Grotte de Choranche dans le Vercors
Grotte de Choranche

 

Et sur les hauts plateaux où se nichent les villages isolés par la neige, les vastes plaines solitaires et glacées sont un décor grandiose. Cette solitude glacée, belle et terrible m’angoisse par certains côtés. Je pense à un Roi sans Divertissement de Giono, dont l’action se situe à la lisière du Vercors. Un monde figé dans l’hiver où l’ennui se mêle au meurtre et à la fascination du Mal. A territoire sauvage, hommes rudes. Isolé et seul, l’homme peut faire écho à la nature sauvage et extrême qui l’entoure.